Nacaires


 

Trois matériaux : terre, cuivre et bois

trois paires de nacaires

 

Bols en terre

Commande :

2011

 

Livraison :

2012

 

Facteur d'instruments :

Terre & Son
 Chapelle Saint-Piat    
Voir la représentation dans la chapelle Saint-Piat    
   

"Les deux bols en cuivre ont été fabriqués par le dinandier François Lamy selon un cahier des charges que je lui avais fourni. Ils sont obtenus suivant la technique de la dinanderie entièrement montés à la main par martelage d'une plaque de cuivre, comme on le fait depuis des centaines d'années (pas de marteau pilon mécanique). Un petit profil en cuivre a été ensuite brasé à l'ancienne avec des fers à souder que l'on met à chauffer dans un foyer. Ces profils en cuivre ont chacun un dessin différent pour chaque bol :

- rond et large pour le plus grand bol destiné à produire des graves mats avec peu d'harmoniques

- avec un angle de 30° et une légère arête pour le petit bol destiné à faire sonner les aigus et enrichir le spectre des harmoniques.

Les deux bols de cuivre ont chacun une profondeur presque identique et un diamètre légèrement différent. Le martelage d'une plaque tend les molécules de métal et rend celui-ci beaucoup plus réactif à la vibration sonore et à la qualité du timbre obtenu. Quand le bol est plus étroit, ses molécules sont tendues à l'extrême et vont par conséquent donner un bol qui résonne de manière plus réactive à la frappe. Idéal pour jouer les frappes aigues et rapides. Au contraire le bol plus large va avoir des molécules de métal moins tendues et va avoir une frappe plus ronde, plus "molle", plus intéressante dans le jeu d'une pulsation basse avec une fréquence faible."

Jean-Daniel Talma, facteur

 

 

 Bols en cuivre

 

 

Commande :

2013

 

Livraison :

2014

 

Facteur d'instruments :

Jean-Daniel

Talma
 

 

"Le montage est inspiré des nacaras indiennes. Des tendeurs en parchemin assez larges avec un cercle de tension en acier sur lequel la peau est cousue par un autre lacet de parchemin (parcheminier : Jacques Chapat). Celui-ci est du parchemin de bouc d'une épaisseur sèche de 1 à 2,5 mm, ce qui lui confère une certaine stabilité à l'hygromètrie. Les peaux de frappe sont en parchemin de bouc pour le plus gros bol et en parchemin de chèvre pour le plus petit. Un laçage postérieur permet de tendre l'ensemble avant le séchage, donner de la rigidité et une régularité dans la tension des peaux. Des petites baguettes de bois (hêtre) passent sous la moitié des tendeurs pour permettre de modifier la tension et accorder les deux bols ensemble."

Jean-Daniel Talma, facteur

 
 

 

 
   

 "Jean-Pierre Kaub tourneur sur bois, travaille le bois vert en tournant grossièrement la pièce. Ensuite celle-ci sèche un certain temps afin que les fibres du bois se stabilisent. Une fois bien sec, le bois est repris au tour pour affiner le travail et finaliser la pièce. Pour les arêtes de chaque bol, le cahier des charges a été le même que pour les bols en cuivre. Le bois utilisé est du noyer local : bois dense, stable et léger, aux propriétés mécaniques spécifiques. Le montage est inspiré de nacaires traditionnelles : les tbilas maghrébines. Les tendeurs en parchemin  sont plus fins et il n'y a pas de cercle d'acier intermédiaire. Les peaux de frappe sont en parchemin de bouc."

Jean-Daniel Talma, facteur

 

 

Bols en bois

Commande :

2013

 

Livraison :

2014

 

Facteur d'instruments :

Jean-Daniel

Talma
 

" Pour les parchemins, une fois la peau crue décharnée de toutes traces de graisse et de viande à l'aide d'un grand couteau, les pores de la peau sont dilatés dans un bain de chaux, ce qui a pour but de faire tomber tous les poils. Une fois rincée plusieurs fois, la peau est mise à sécher à l'air ambiant tendue sur des cadres.

Les deux paires de baguettes sont en pommier."

   
     
     

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