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Cornet à bouquin

 

travée IVa

   

Commande :

Mai 2016

 

Livraison

Juillet 2018

 

Facteur :

Serge

Delmas

 

Matériaux

 

cornet en noyer

 

embouchure en corne

Trou du pouce

Quelles que soient leurs formes ou la méthode selon laquelle ils sont construits, tous les cornets ont une embouchure en forme de coupe et sept trous, souvent six pour les doigts et un pour le pouce.

Certains instruments français avaient sept trous pour les doigts et pas de trou pour le pouce.

 

   Voir les représentations dans la cathédrale
Voir le doigté du cornet en sol  

De tous les instruments à vent de la Renaissance, le cornet semble être celui qui offrait le plus de possibilités différentes.

Pour autant, il présente d'énormes difficultés techniques : la position de jeu fatigue rapidement les doigts, une embouchure qui fatigue rapidement les lèvres, de gros problèmes d'intonation et d'homogénéité à cause des inégalités de ton entre notes "ouvertes" et notes "couvertes". Plus il y a de trous découverts, plus il est difficile de sortir un son juste.

Il semble pourtant que les musiciens de la Renaissance aient résolu tous ces problèmes et on trouve de nombreux récits qui parlent autant de l'agilité du cornet que de la beauté de sa sonorité.
Voici ce qu'écrit l'italien Bottrigari en 1594 :

"On joue du cornet et du trombone avec une telle grâce, un tel goût et une telle précision dans les notes, qu'on considère dans la profession que ce sont les meilleurs instruments à vent"

 

extrait de "Instruments de musique du Moyen-Âge et de la Renaissance" David Munrow, Hier et Demain, 1979

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